"S’il ne veut plus me voir, c’est parce que son père lui a monté la tête." "Ce n’est pas possible qu’il me rejette, c'est sa mère qui l’influence. "

« S’il ne veut plus me voir, c’est parce que son père lui a monté la tête. »
« Ce n’est pas possible qu’il me rejette, c'est sa mère qui l’influence. »
Dans les séparations conflictuelles, ces phrases renvoient à un concept qui suscite énormément de débats : l’aliénation parentale.
Mais de quoi parle-t-on exactement ? Et pourquoi ce terme doit-il être manié avec une extrême prudence ?
On parle d’aliénation parentale lorsqu’un enfant rejette un parent non pas à cause de ce qu’il a vécu avec lui, mais parce qu'il est sous l’influence (voire l'emprise) de l’autre parent.
Concrètement, cela suppose qu’un parent adopte des comportements tels que :
L’enfant finit alors par développer un rejet qui ne serait pas fondé sur son expérience propre, mais sur un discours intégré.
Le problème, c’est que l’aliénation parentale ne fait pas consensus dans la communauté scientifique.
Certains spécialistes estiment que le concept repose sur des bases fragiles et qu’il est parfois utilisé de manière abusive, notamment pour :
Par exemple :
« S’il dit que je suis violent, c’est parce qu’il est endoctriné. »
Le risque est réel : à force de voir de la manipulation partout, on peut passer à côté de situations authentiques de maltraitance ou de danger.
C’est pourquoi certains plaident pour que ce terme ne soit plus utilisé devant les juridictions. D’autres considèrent qu’il ne faut pas l’interdire, mais strictement l’encadrer.
Certains psychiatres ont proposé des balises pour éviter les dérives. Selon ces approches, on ne pourrait parler d’aliénation que si plusieurs conditions cumulatives sont réunies :
Ces critères montrent une chose essentielle : on ne peut pas parler d’aliénation simplement parce qu’un enfant refuse de voir un parent.
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